HEXANE – COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 28 JANVIER 2026


Rapport de la mission parlementaire sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaire et leur mise sur le marché.

Hexane : aucune alerte sanitaire

Paris, le 28 janvier 2026 – Le contenu du rapport de la mission parlementaire sur l’hexane confirme qu’il n’y a aucune alerte sanitaire. Les industriels réunis au sein de la Fédération Nationale des Corps Gras (FNCG) notent, en revanche, que ce rapport tire des conclusions inutilement anxiogènes et présente des recommandations dont il ne démontre pas la nécessité. Ces propositions de surtransposition règlementaire font courir un risque majeur de décrochage de la filière française par rapport à ses concurrents européens et mondiaux. Pour Hubert Bocquelet, délégué général de la FNCG, « il serait stupéfiant d’imposer des contraintes spécifiques pour la France sans aucune raison ! ».

La profession des huiliers, comme l‘ensemble de la filière, des agriculteurs aux huiliers et aux fournisseurs d’aliments du bétail font confiance à l’exercice de réévaluation de l’hexane au niveau européen, par l’EFSA et refusent toute surtransposition règlementaire non justifiée.

La FNCG souligne le poids excessif donné à une entreprise (Ecoextract) : celle-ci a un intérêt direct à entretenir la suspicion en promouvant un solvant alternatif. Les analyses mises en avant par le rapport ont été réalisées par un seul laboratoire qui ne dispose pas de l’accréditation scientifique requise1 pour ce type de mesures. Il est d’ailleurs étonnant que la mission ne se soit pas penchée sur une incohérence majeure de ces analyses, à savoir la détection de résidus d’hexane dans des produits dont les procédés de fabrication n’en font pas usage. « Ce type de démarche n’est absolument pas sérieuse » poursuit Hubert Bocquelet.

La FNCG rappelle que les limites de quantification actuelles des laboratoires spécialisés sont toutes en dessous de la Limite Maximale en Résidus (LMR), celle-ci étant elle-même fixée avec une marge de sécurité très importante2.

La mission parlementaire aurait dû au contraire rappeler 7 affirmations factuellement justes qui ont été exposées au cours de l’audition du 16 décembre 2025.

  1. L’utilisation de l’hexane est parfaitement connue des autorités

L’utilisation de l’hexane n’a rien d’un secret, elle est connue et ancienne : elle remonte à la fin du 19e siècle. L’hexane est depuis couramment utilisé, dans le monde entier.

Son utilisation est strictement réglementée : d’abord au niveau européen, par la directive 2009/32/CE. Ensuite au niveau français, avec un Arrêté du 19 octobre 2006, relatif à l’emploi d’auxiliaires technologiques, notamment pour les huiles, le chocolat, les arômes et les additifs alimentaires, et garantissent que les produits mis sur le marché sont sûrs et conformes.

L’hexane a déjà fait l’objet de plusieurs évaluations des autorités sanitaires. Nos entreprises contribuent pleinement à la réévaluation en cours, fidèles à leur mission première : proposer des produits sains, sûrs et de haute qualité aux consommateurs.

2. L’EFSA prend en compte les niveaux d’exposition de l’hexane pour apporter toutes les garanties sanitaires

L’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, a décidé volontairement de surestimer les niveaux d’exposition à l’hexane afin d’adopter une approche prudente.

Dans son avis de septembre 2024, L’EFSA a réalisé une évaluation de l’exposition alimentaire basée sur le « pire des cas » : elle a supposé que les concentrations d’hexane présentes dans les aliments atteignaient le niveau maximal autorisé (la limite maximale de résidus, ou LMR).

Les estimations obtenues étaient donc, par construction, supérieures à la réalité. L’EFSA a d’ailleurs souligné que l’exposition réelle est probablement bien plus faible, compte tenu des pratiques industrielles et des contrôles en vigueur.

3. Les limites maximales de résidus d’hexane ont été fixées par les autorités sanitaires avec une large marge de précaution

Le seuil autorisé dans les huiles est de 1 mg par kg, soit environ 20 fois inférieur à la dose à partir de laquelle un effet nocif pourrait être observé sur la santé. Cette dose, c’est ce que l’on appelle le « NOAEL », pour acronyme se référant à la « dose sans effet nocif observable », fixé à 23 mg/kg de poids corporel par jour.

En pratique, toutes les analyses menées montrent systématiquement des niveaux largement inférieurs à cette limite déjà très prudente. Autrement dit, les quantités éventuellement détectées sont infimes, sans aucun impact sur la santé humaine.

Il n’existe donc aucune situation de risque sanitaire liée à la présence d’hexane dans les huiles proposées dans le commerce.

4. Les résidus d’hexane sont infinitésimaux et sans conséquence

Les LMR sont fixées par les autorités sanitaires et celles-ci sont très en dessous (dans ce cas un facteur 20) de la dose qui pourrait avoir un effet.

Les limites maximales de résidus – LMR – sont fixées par les autorités sanitaires européennes de manière à protéger tous les consommateurs.

Ces seuils intègrent donc déjà une marge de précaution très large.

5. La réglementation actuelle protège correctement la population

Les évaluations successives réalisées sur l’hexane ont toujours été conduites selon les méthodes scientifiques en vigueur, sur la base de données validées par les autorités sanitaires européennes. Il n’y a jamais eu de données « biaisées » ni d’étude dissimulée.

En septembre 2024, l’EFSA a publié un rapport recommandant de mettre à jour les données disponibles et de mieux quantifier l’exposition des consommateurs. Mais elle n’a signalé aucun risque sanitaire immédiat lié à la présence d’hexane dans les aliments.

Cette position a été confirmée par la Commission européenne, dans une réponse officielle du 7 janvier 2025 (réf. E-002396/2024), indiquant que l’EFSA n’a identifié aucun problème sanitaire immédiat associé à l’exposition orale à l’hexane.

6. L’utilisation de l’hexane est parfaitement maîtrisée

En réalité, l’hexane est recyclé tout au long du processus industriel : les pertes sont extrêmement faibles, de l’ordre de 0,07 %.

Ces données sont publiques, car les usines concernées sont classées pour la protection de l’environnement. Elles figurent dans les rapports transmis chaque année aux préfectures – les mêmes qu’une ONG a consulté à l’été 2025, sans y trouver d’éléments accablants.

Si l’hexane est utilisé, c’est précisément pour son affinité avec les huiles végétales et parce qu’il est économe en énergie.

De plus, il est relativement facile à éliminer des produits issus des graines – huiles raffinées comme tourteaux – garantissant ainsi leur sécurité sanitaire.

7. L’hexane n’a pas d’impact sur la santé publique

Il n’existe aucune documentation scientifique établissant un lien entre la consommation d’aliments susceptibles de contenir des traces résiduelles d’hexane et la maladie de Parkinson par exemple.

Les travaux cités concernent des expositions professionnelles, à des doses largement supérieures à celles pouvant exister dans l’alimentation.

Ces situations n’ont rien à voir avec les éventuels niveaux résiduels, infimes, qui peuvent être mesurés dans certaines huiles et qui restent très largement en dessous des seuils réglementaires fixés pour protéger la santé des consommateurs. Aucune donnée scientifique ne montre le moindre risque pour la population lié à la consommation d’huiles végétales.


  1. ISO/IEC 17025 ↩︎
  2. Un facteur 20 par rapport à la dose sans effet nocif observable (NOAEL) est appliqué. ↩︎

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HEXANE – COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 27 JANVIER 2026

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Hexane : à la veille du rapport de la mission parlementaire, les industriels attendent des réponses fondées scientifiquement sur 2 points majeurs.

Rapport de la mission parlementaire sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaire et leur mise sur le marché.

Paris, le 27 janvier 2026 – La Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale rend demain son rapport sur la mission relative à l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaires et leur mise sur le marché. À cette occasion, la Fédération nationale des corps gras (FNCG), auditionnée le 16 décembre rappelle une exigence : ce rapport doit éclairer le débat public en se basant sur des faits, des méthodes et des conclusions vérifiables.

La FNCG exprime de très fortes réserves sur la fiabilité de certains résultats largement relayés dans l’espace médiatique, notamment par Radio France et Greenpeace. Ils sont en effet issus d’un laboratoire (ULCO) qui n’apporte strictement aucune preuve de sa fiabilité scientifique. Celui-ci affirme être en mesure de quantifier l’hexane à des niveaux de sensibilité supérieurs à ceux atteints par des laboratoires spécialisés dans l’analyse des corps gras alors même qu’il ne dispose pas de l’accréditation ISO/IEC 17025 requise pour ce type de mesures. Les corapporteurs avaient indiqué qu’ils allaient vérifier ces informations : quel est le résultat de ces investigations ? La FNCG attend que le rapport parlementaire apporte des éclairages essentiels.

La FNCG rappelle que les limites de quantification actuelles des laboratoires spécialisés s’étendent entre 0,01 et 1 mg/kg. Donc en-dessous de la Limite Maximale en Résidus (LMR) de 1 mg/kg. Celle-ci étant elle-même fixée avec une marge de sécurité d’un facteur 20 par rapport à la dose sans effet nocif observable (NOAEL).

Par ailleurs, un ensemble de données récentes a été remis à l’EFSA dans le cadre de la réévaluation en cours de l’hexane.

L’hexane est un auxiliaire technologique : il facilite l’extraction de l’huile mais est éliminé du produit fini. Son usage est autorisé, encadré et contrôlé. Les seuils résiduels sont extrêmement faibles et toutes les analyses montrent le respect du seuil réglementaire qui est fixé à un milligramme par kilo— dans le but d’exclure tout risque pour la santé.

La FNCG souligne que l’UFC Que choisir a publié un dossier complet sur le sujet dans son numéro de fin décembre 2025 intitulé : « Scandale de l’hexane – À qui profite le buzz ? Enquête sur une manipulation »1. Cette enquête met en évidence le fait que la controverse médiatique a été en partie construite à partir de données fragiles, portées par une entreprise, Ecoextract, qui aurait un intérêt direct à la promotion d’alternatives technologiques. Elle indique également que cette entreprise serait à l’origine de la demande de réévaluation européenne. La mission parlementaire a-t-elle pris en compte ces faits nouveaux ?

* * * * *

Lors de l’audition de la FNCG le 16 décembre, le rapporteur, M. RAMOS avait insisté sur le fait que l’objectif n’était pas de nuire à l’industrie agroalimentaire nationale mais de protéger le consommateur. La FNCG prend acte que le rapporteur a reconnu que les industriels respectent la réglementation sur l’hexane.

S’agissant des alternatives à l’hexane, les articles scientifiques comparant les solvants d’extraction, publiés dans OCL-Journal2, indiquent que I’hexane demeure aujourd’hui le solvant le plus performant pour les triturateurs. Les solutions alternatives identifiées relèvent essentiellement de travaux de recherche et ne disposent pas encore d’applications industrielles validées à grande échelle.

La FNCG rappelle enfin un principe fondamental de l’évaluation sanitaire : la distinction entre le danger et le risque. À ce jour, aucune alerte sanitaire n’existe concernant l’hexane dans les huiles alimentaires, les niveaux mesurés étant très largement inférieurs à la limite maximale en résidus fixée par la réglementation.

1 https://www.quechoisir.org/enquete-scandale-de-l-hexane-a-qui-profite-le-buzz-n173206/

2 https://www.ocl-journal.org/articles/ocl/full_html/2025/01/ocl250008/ocl250008.html

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HEXANE – COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 18 NOVEMBRE 2025


L’hexane dans l’alimentation : pour un débat rigoureux et transparent

7 affirmations fréquentes passées au crible de la science

Depuis plusieurs mois, l’hexane fait l’objet d’un traitement médiatique susceptible de créer des inquiétudes infondées chez les consommateurs. Parce que la confiance du public est essentielle et que la santé des consommateurs constitue une priorité absolue pour notre secteur, la Fédération Nationale des Corps Gras (FNCG) souhaite rappeler un certain nombre d’informations factuelles indispensables à la bonne compréhension de ce sujet.

L’hexane est un auxiliaire technologique utilisé depuis des décennies dans de nombreux secteurs alimentaires, notamment pour l’extraction des huiles végétales, des arômes, du chocolat ou de certains additifs. Il ne s’agit ni d’un ingrédient ni d’un additif : par définition, un auxiliaire technologique n’a aucun rôle dans le produit fini et n’y subsiste qu’à l’état de traces infinitésimales. Ce statut, qui découle du règlement (CE) n°178/2002, repose sur une exigence : ces traces doivent être inférieures à des seuils réglementaires stricts, fixés pour garantir la sécurité des consommateurs.

Aucune alerte sanitaire

Le cadre en vigueur est parfaitement clair. Au niveau européen, la directive 2009/32/CE fixe une limite maximale de résidus (LMR) d’hexane de 1 mg/kg dans les huiles alimentaires. Cette limite a été rappelée à plusieurs reprises par les autorités sanitaires comme protectrice de la santé publique. Elle est strictement respectée par les industriels français, dont les analyses montrent des niveaux résiduels généralement dix à vingt fois inférieurs à cette valeur réglementaire. Comme l’ont indiqué l’EFSA et la Commission européenne à l’hiver 2024-2025, il n’existe aujourd’hui aucune alerte sanitaire liée à la consommation d’huiles ou de produits alimentaires contenant des traces d’hexane conformes à la réglementation.

Malgré cela, l’hexane est très souvent présenté dans le débat public comme un solvant « controversé » présentant un risque sanitaire avéré pour la population. Ce constat ne repose sur aucune base scientifique solide : il s’appuie sur des analyses issues d’un laboratoire non accrédité, dont la fiabilité n’est pas documentée et dont les méthodes ne sont pas rendues publiques à ce jour. Comme nous l’avons déjà indiqué[1], un biais de mesure lié à l’utilisation d’hexane dans certaines méthodes d’analyse des matières grasses peut conduire à des « faux positifs ». La transparence sur les protocoles utilisés est donc indispensable pour garantir des résultats reproductibles et exploitables scientifiquement.

Un cadre réglementaire exigeant

Dans ce contexte, il est essentiel de rappeler le rôle central des autorités sanitaires européennes. L’EFSA a engagé une réévaluation de l’hexane, conformément aux procédures régulières qui s’appliquent à de nombreux auxiliaires technologiques. Les industriels ont répondu de manière complète et transparente à l’appel à données lancé dans ce cadre, et l’évaluation inclura également une analyse des méthodes de mesure disponibles. Il s’agit d’un processus normal, prévu par la réglementation, qui ne préjuge en rien des conclusions futures, et dans lequel la profession réitère sa pleine confiance.

Il est regrettable que cette réévaluation soit présentée, dans certains discours, comme la preuve d’une défaillance des normes en vigueur ou d’un risque déjà avéré. De tels raccourcis alimentent la défiance, fragilisent le rôle des agences sanitaires et contribuent à installer l’idée fausse selon laquelle l’industrie agroalimentaire chercherait à contourner les règles ou à négocier avec la santé publique. La confusion entre « danger » et « risque », comme l’analogie répétée entre les traces résiduelles potentiellement présentes dans les aliments et les expositions professionnelles à des vapeurs d’hexane n’aide ni les consommateurs (elle les trompe) ni la qualité du débat scientifique.

Certaines affirmations relayées publiquement reposent en outre sur des contresens. Présenter le tourteau comme un simple résidu « contaminé » occulte sa nature de coproduit essentiel de la filière, riche en protéines et indispensable à la souveraineté alimentaire française. Grâce aux productions oléagineuses nationales, la France a porté son autonomie en protéines végétales à près de 55 %, contre environ 30 % en moyenne dans les autres États membres de l’Union européenne. Dégrader l’image de cette filière ne conduirait qu’à renforcer la dépendance aux importations.

Enfin, plusieurs prises de position publiques laissent entendre que les limites réglementaires actuelles seraient obsolètes ou insuffisantes. Au contraire, la Commission européenne elle-même a indiqué, après le premier rapport technique de l’EFSA de septembre 2024, qu’aucune modification des LMR n’était justifiée à ce stade. La réévaluation en cours vise précisément à actualiser la littérature scientifique et non à répondre à une quelconque alerte sanitaire.

Des démarches de progrès constantes

La FNCG réaffirme donc que la sécurité des consommateurs est le fondement des métiers qu’elle représente. La profession continue à améliorer ses pratiques, à réduire les résidus lorsque cela est techniquement possible, et à contribuer de manière transparente à tous les travaux scientifiques engagés par les autorités. Mais elle souligne aussi les limites inhérentes au traitement médiatique d’un sujet éminemment technique. La couverture actuelle en est une illustration : en dépit des données disponibles, l’hexane y est souvent présenté comme un « scandale d’Etat ». Une telle affirmation, dépourvue d’assise factuelle, contribue à installer un climat de suspicion préjudiciable à la compréhension des enjeux alimentaires et à la confiance du public. Pire encore, elle nourrit l’idée infondée, et l’accusation grave, d’une collusion entre pouvoirs publics et acteurs industriels, laissant croire que des considérations économiques primeraient sur la protection de la santé des consommateurs.

Dans un moment où les attentes sociétales sont fortes, il est essentiel de maintenir un débat public serein, rigoureux et fondé sur les faits. La FNCG appelle l’ensemble des acteurs – institutions, scientifiques, ONG, médias, industriels – à participer à cette exigence, dans l’intérêt de la santé publique, de la souveraineté alimentaire et de la qualité de l’information donnée aux consommateurs.

7 affirmations fréquentes passées au crible des faits

ErreursFaits vérifiés
L’industrie cacherait l’utilisation de l’hexane.L’utilisation de l’hexane est publique, ancienne et rigoureusement encadrée par la directive européenne 2009/32/CE et par un arrêté français.
L’hexane serait un solvant controversé, potentiellement dangereux même à faibles doses.Les résidus dans les aliments sont infinitésimaux et largement en dessous de la LMR (Limites Maximale de résidu) de 1 mg/kg, elle-même fixée avec une marge de sécurité d’un facteur 20 par rapport au seuil d’effet toxicologique (NOAEL).
L’EFSA aurait reconnu un risque sous-estimé pour les consommateurs, notamment les enfants.L’EFSA a volontairement surestimé l’exposition (scénario “pire des cas”). Elle précise que l’exposition réelle est très inférieure grâce aux pratiques industrielles. Aucune alerte sanitaire n’a été signalée.
Les analyses montrant des résidus proviendraient de laboratoires fiables.Les enquêtes citées proviennent d’un laboratoire non accrédité, aux méthodes non publiées et non reproductibles. Les laboratoires accrédités n’obtiennent pas ces résultats.
Le tourteau serait un résidu contaminé.Le tourteau est un coproduit essentiel, riche en protéines, indispensable à l’alimentation animale et à la souveraineté protéique française.
La réglementation actuelle serait obsolète et insuffisante pour protéger le public.La Commission européenne a confirmé en janvier 2025 qu’aucune modification de la LMR n’est justifiée. Les normes actuelles assurent un niveau de sécurité élevé.
L’hexane perdu dans les produits et l’atmosphère représenterait une part importante du procédé.99,93% de l’hexane est recyclé dans le procédé industriel. Les pertes sont donc extrêmement faibles (environ 0,07 %).

[1] INFORMATION PRESSE FNCG – 22 SEPTEMBRE 2025

HEXANE – COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 24 SEPTEMBRE 2025


Ouverture d’une mission parlementaire sur l’incidence économique de l’utilisation d’hydrocarbures dans la production d’huiles alimentaire et leur mise sur le marché.

Les producteurs d’huiles végétales demandent à être auditionnés par la mission parlementaire et réclament la transparence pour toutes les parties prenantes  

Paris, le 24 septembre 2025 – Alors qu’une mission parlementaire sur l’hexane a été annoncée ce jour, les industriels producteurs d’huile végétale (FNCG : Fédération Nationale des Corps Gras) souhaitent être entendus sur les points suivants :

  • L’utilisation de l’hexane pour produire des huiles végétales n’est pas un scoop ni une nouveauté. C’estun solvant couramment utilisé dans l’industrie agroalimentaire dans le monde entier. Son utilisation est parfaitement documentée depuis de nombreuses années. L’hexane, comme d’autres substances, a déjà été évalué à plusieurs reprises par le passé en Europe.  Sa réévaluation par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) est une procédure normale.
  • « Nous demandons la transparence par toutes les parties prenantes » poursuit Hubert Bocquelet, délégué général de la FNCG. Pourquoi des données décrites comme essentielles par Greenpeace ne sont-elles pas rendues publiques ? Le laboratoire qui a été effectué les analyses est-il accrédité ? Ces allégations résultats sont-elles valables et vérifiables ? Dans quelles conditions ces analyses ont-elles été effectuées ? Suivent-elles les protocoles scientifiques internationaux ? Pourquoi occulter ces informations qui pourraient aider la réévaluation sur une base scientifique et assurer le bien commun ?

Cette demande est d’autant plus importante qu’il n’existe strictement aucune situation d’alerte concernant l’hexane et la santé.

Les présences alléguées sont dix à vingt fois inférieures à la limite maximale règlementaire pour les huiles (1 mg/kg). La présence d’une substance ne signifie en rien un risque pour la santé, c’est confondre danger et risque et c’est vouloir faire peur. Pourquoi ne pas confier à l’EFSA le soin d’analyser ces allégations pour s’assurer du bien-fondé de la démarche ?

Les autorités sanitaires, en premier lieu l’EFSA, organisent la collecte de données et examinent toutes les études scientifiques portées à leur connaissance.

Les industriels de la FNCG restent mobilisés pour proposer des huiles végétales de qualité et poursuivent leur engagement afin de toujours améliorer leurs pratiques en fonction des connaissances scientifiques et techniques.

HEXANE – INFORMATION PRESSE 22 SEPTEMBRE 2025


Nous comprenons qu’au moins un de nos adhérents a été contacté concernant les résultats d’une analyse portant sur la présence d’hexane dans des huiles.

Des allégations de nature à tromper le consommateur étant largement reprises ces derniers jours, notre profession souhaite faire le point sur l’hexane.

L’hexane est autorisé dans l’extraction des matières grasses des huiles de graine, en Europe et en France, comme auxiliaire technologique. La règlementation européenne en vigueur établit un seuil de 1 mg/kg, correspondant à la teneur maximale légale de résidus autorisée dans un aliment ou ingrédient alimentaire.

Ce seuil est fixé par les autorités sanitaires pour protéger la santé des consommateurs.

Le résultat d’analyse partagé à notre adhérent semble faire mention d’une présence résiduelle pouvant atteindre, en fonction des produits, jusqu’à 0,05 mg/kg (soit 20 fois moins que la limite règlementaire de 1 mg/kg) ou 0,08 mg/kg (soit 12,5 fois moins que la limite règlementaire de 1 mg/kg).

Il est important de considérer deux choses :

  • D’une part, aucun laboratoire accrédité pour de telles analyses, c’est-à-dire ayant obtenu une certification pour l’exactitude des résultats, ne se déclare aujourd’hui capable d’atteindre un seuil de détection aussi bas. La fiabilité de la mesure communiquée à notre adhérent pose donc question.
  • D’autre part, certaines méthodes de détermination des matières grasses par les laboratoires utilisent l’hexane pour son affinité avec les matières grasses. Un biais de mesure ne peut donc être exclu. En ce sens, un « faux positif » est une hypothèse possible, liée à la méthode de mesure elle-même et non au procédé de fabrication de l’huile testée.

La fixation du niveau auquel les résultats de laboratoires sont fiables et reproductibles fait partie de l’évaluation de l’EFSA – et le laboratoire ayant réalisé les analyses transmises à la presse doit être encouragé à contribuer au travail d’évaluation de l’EFSA.

Au-delà de ces points de vigilance, notre fédération reste évidemment ouverte à tout échange sur la base de résultats et de méthodes d’analyses partagés en toute transparence (ce n’est pas le cas à l’heure actuelle).

La santé des consommateurs est une priorité fondamentale de nos métiers. Les producteurs d’huiles œuvrent continuellement à abaisser les niveaux résiduels d’hexane.

Nous rappelons ci-après les réponses que nous avons apportées à la presse au printemps 2025 lors d’une précédente séquence médiatique consacrée à l’hexane. Notre fédération avait alors alerté sur les incohérences des résultats d’analyse émanant d’un laboratoire de l’Université du Littoral Côte d’Opale, d’où semblent provenir les analyses sur lesquelles se base une nouvelle séquence médiatique.

Au printemps dernier, les analyses de ce même laboratoire mettaient en évidence la présence d’hexane dans des huiles biologiques et des huiles d’olive, alors même que l’hexane n’est pas utilisé dans le procédé de fabrication des huiles biologiques et qu’il n’y a pas d’extraction par solvant pour l’huile d’olive, extraite à froid. Les contre-analyses réalisées par l’ensemble des acteurs concernés avaient conclu à l’absence d’hexane dans les produits en question.

Rappel :

  • La priorité de la filière des huiles et protéines végétales est de proposer aux consommateurs des produits de première nécessité à la fois sains et sûrs, de qualité et accessibles à tous.
  • Il n’y a aucune alerte sanitaire en relation avec l’hexane, liée à la consommation d’huiles ou de produits de grande consommation.
  • L’hexane est très couramment utilisé dans l’industrie agroalimentaire comme dans de nombreux autres secteurs dans le monde entier. Intervenant exclusivement en amont de la production, son utilisation est parfaitement maîtrisée par les industriels et permet d’améliorer la transformation de matières premières, de denrées alimentaires ou de leurs ingrédients, tout en garantissant des aliments sains et sûrs, de qualité et accessibles.
  • Son utilisation est autorisée pour différentes applications alimentaires, dont la production d’huile et de protéines végétales, et régie par un cadre règlementaire européen établissant des limites maximales dans les produits, respectées strictement. Ces limites maximales (LMR) garantissent l’innocuité des produits. Elles correspondent à la teneur maximale légale de résidus autorisée dans un aliment ou un ingrédient alimentaire, généralement exprimée en mg/kg. Elles sont fixées pour protéger la santé des consommateurs.
  • Dans le domaine des huiles, l’hexane permet d’extraire la quasi-totalité de l’huile des graines. Il est éliminé lors de l’extraction et du raffinage, de telle sorte qu’il n’est plus présent dans les produits mis à la consommation, si ce n’est sous la forme de traces résiduelles indétectables dans la plupart des cas et se situant systématiquement sous les seuils réglementaires.
  • L’extraction d’huile à partir de graines nécessite, pour permettre de répondre à la demande des consommateurs, le recours à un auxiliaire technologique, en l’occurrence l’hexane. Des alternatives sont à l’étude mais aucune n’est à ce jour déployée à l’échelle industrielle. En effet, la comparaison des solvants potentiellement capables de remplacer l’hexane est complexe et doit prendre en compte des critères multiples : sécurité, santé/toxicité, impact environnemental, consommation d’énergie, accessibilité des produits et contribution à la souveraineté alimentaire. Aucune alternative ne remplit aujourd’hui l’ensemble de ces critères de façon satisfaisante.
  • Du fait des caractéristiques de son utilisation, et parce qu’il n’entre pas dans la composition des aliments, l’hexane n’est ni un ingrédient, ni un additif. Son utilisation est essentielle pour permettre une production suffisante d’huiles végétales, à même de répondre à la demande des consommateurs.
  • Le 13 septembre 2024, un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu qu’il était nécessaire de réévaluer la sécurité de l’hexane technique utilisé comme solvant d’extraction dans la production de denrées et d’ingrédients alimentaires.
  • Le rapport de l’EFSA correspond à un procédé normal et courant de réévaluation scientifique de la sécurité de substances utilisées dans la fabrication des aliments. L’hexane, comme nombre d’autres substances, a déjà été évalué à plusieurs reprises par le passé et cette évaluation doit naturellement être actualisée.
  • A l’issue de son travail de réévaluation, l’EFSA remettra à la Commission européenne une opinion, à savoir un avis scientifique destiné à informer les décideurs politiques chargés de l’élaboration ou de la mise à jour de la réglementation européenne. Cette opinion pourra conduire, si nécessaire, à l’adoption par la Commission européenne de mesures spécifiques d’adaptation.

HEXANE – TOUT SAVOIR SUR L’HEXANE

Utilisé depuis des années dans l’industrie, l’hexane revient aujourd’hui au cœur de l’attention, notamment à cause de son usage dans l’extraction d’huiles végétales et les questions qu’il soulève en matière de santé publique et d’environnement.

Mais de quoi s’agit-il vraiment ? On vous explique dans cette FAQ !


    HEXANE – INFORMATION PRESSE 22 MAI 2025


    L’utilisation de l’hexane en amont du processus de production, permet de produire des huiles végétales de qualité, sûres et accessibles ; ce n’est ni un ingrédient, ni un additif.

    La production d’huile végétale à partir de graines nécessite, pour permettre de répondre à la demande des consommateurs, le recours à un solvant utilisé lors de l’extraction des huiles végétales. C’est un procédé couramment utilisé dans l’industrie agroalimentaire dans le monde entier. Intervenant exclusivement en amont de la production, son utilisation est parfaitement maîtrisée par les industriels et permet d’améliorer la transformation de matières premières, de denrées alimentaires ou de leurs ingrédients, tout en garantissant des aliments de qualité, sûrs et accessibles. Hubert Bocquelet, délégué général de la Fédération Nationale des Corps Gras (FNCG), rappelle qu’« on ne constate aucune alerte sanitaire concernant l’hexane ».

    Un usage auxiliaire, technique et ponctuel dans le process de fabrication.

    L’hexane est éliminé lors de l’extraction et du raffinage, de telle sorte qu’il n’est plus présent dans les produits mis à la consommation, si ce n’est sous la forme de traces résiduelles indétectables dans la plupart des cas et se situant systématiquement en-deçà des seuils réglementaires. En effet, comme le rappelle l’ANSES[1] sur son site Internet au sujet des substances utilisées comme « auxiliaires technologiques » : « Leur utilisation peut avoir pour résultat la présence non intentionnelle, mais techniquement inévitable, de résidus de cette substance ou de ses dérivés dans le produit fini, à condition que ces résidus ne présentent pas de risque sanitaire et n’aient pas d’effets technologiques sur le produit fini. »

    Ni un ingrédient, ni un additif

    Il est important de rappeler que l’hexane n’entre pas dans la composition des aliments ; il n’est, en ce sens, ni un ingrédient, ni un additif. Son utilisation est essentielle pour permettre une production suffisante d’huiles végétales, à même de répondre à la demande des consommateurs pour des produits de qualité, parfaitement sûrs et accessibles à tous.

    EFSA : un procédé courant de réévaluation

    Le 13 septembre 2024, un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu qu’il était nécessaire de réévaluer la sécurité de l’hexane, utilisé comme solvant d’extraction dans la production de denrées et d’ingrédients alimentaires.

    Le rapport de l’EFSA correspond à un procédé courant de réévaluation de la sécurité de substances utilisées dans la fabrication des aliments. L’hexane, comme nombre d’autres substances, a déjà été évalué à plusieurs reprises par le passé et cette évaluation doit naturellement être actualisée.

    A l’issue de son travail de réévaluation, l’EFSA remettra à la Commission européenne une opinion, à savoir un avis scientifique destiné à informer les décideurs politiques chargés de l’élaboration ou de la mise à jour de la réglementation européenne. Cette opinion pourra conduire, si nécessaire, à l’adoption par la Commission européenne de mesures spécifiques d’adaptation.

    Respect des limites de résidus

    L’utilisation de l’hexane est autorisée pour différentes applications alimentaires, dont la production d’huile et de protéines végétales, et régie par un cadre règlementaire européen[2] établissant des limites maximales dans les produits, respectées strictement. Ces limites maximales (LMR) correspondent à la teneur maximale légale de résidus autorisée dans un aliment ou un ingrédient alimentaire, généralement exprimée en mg/kg. Elles sont fixées pour protéger la santé des consommateurs et prennent en compte une marge de sécurité. Il faut également noter que la France est le seul Etat européen à avoir renforcé ce dispositif d’autorisation de l’hexane par le biais d’un arrêté sur les auxiliaires technologiques.

    Des alternatives font l’objet d’études mais aucune n’est à ce jour déployée à l’échelle industrielle. En effet, la comparaison des solvants potentiellement capables de remplacer l’hexane est complexe et doit prendre en compte des critères multiples, parmi lesquels : la sécurité, la santé/toxicité, l’impact environnemental et la consommation d’énergie des alternatives étudiées, ainsi que l’accessibilité des produits et leur contribution à la souveraineté alimentaire.


    [1] Source : ANSES – Les auxilliaires technologiques

    [2] Directive 2009/32/CE du Parlement européen et du Conseil relative aux solvants d’extraction utilisés dans la fabrication de denrées alimentaires et de leurs ingrédients.